savoir s’écouter

Ce n’est peut-être pas grand chose, mais ce matin, je me sens un peu plus forte.

Déterminée à mettre en route notre projet bébé, j’ai fait le choix de retirer mon stérilet toute seule. Après quelques recherches pour m’assurer que cela était bien faisable et sans risque, j’ai laissé cette idée germer dans ma tête en me disant que j’attendrais le 31 décembre. Seulement voilà, je ne suis pas vraiment patiente… Alors avant-hier j’ai voulu vérifier que je serai bien en mesure de le faire le moment venu, que les fils étaient toujours accessibles. A ma grande détresse, ils avaient disparu ! Je me suis sentie trahie par mon propre corps, et déçue de ne pas pouvoir décider moi-même d’arrêter ma contraception. Résignée à prendre rendez-vous chez une sage-femme, je me suis toutefois dit que j’allais attendre un jour de plus, au cas où.

J’ai bien fait d’attendre, car le lendemain, mes fils étaient redescendus, mais cependant toujours trop hauts pour pouvoir tirer dessus. Mi-rassurée, mi-agacée, je n’ai pas insisté et suis allée me coucher, avec un mal de ventre et des ruminations mentales qui m’ont accompagné toute la nuit et empêché de rejoindre Morphée. Ce matin, convaincue que cette douleur était en réalité due à un léger déplacement de mon stérilet, j’ai décidé de le retirer pour de bon. A ma grande surprise, les fils étaient cette fois très bas, facilement accessibles, et j’ai réussi à extraire mon stérilet du premier coup, et sans aucune douleur. Quand je repense à la douleur intense que j’avais ressentie lors du retrait de mon premier stérilet chez ma gynécologue, qui s’est traduite par un malaise vagal, et l’incapacité de remettre en place le nouveau stérilet avant plusieurs rendez-vous… Je ne dis pas que cela se passe forcément mieux quand on le fait soi-même, seulement là j’ai pu prendre le temps de bien respirer, d’y aller tout en douceur, de faire attention à mes sensations et ajuster mon geste en conséquence.

Alors oui, c’est peut-être idiot pour un si petit acte, mais aujourd’hui je me sens un peu plus forte, parce-que j’ai choisi de me faire confiance et d’écouter mon corps. Je perçois cela comme une mini-prise de pouvoir, l’appropriation de mon corps, une micro rébellion, en opposition à toutes ces fois où notre corps de femme ne nous appartient pas, toutes ces fois où une tierce personne décide pour nous, nous infantilise, ou nous maltraite.

Pour conclure, je ne dis pas que ce que j’ai fait est la meilleure option, mais c’était la meilleure option pour moi, en cet instant, dans cet état d’esprit. Le message à retenir est de vous écouter, et faire ce que vous estimez le mieux pour vous. Et cela est bien entendu valable dans tous les domaines. L’intuition reste un puissant outil, qu’il faut apprendre à développer et, plus difficile, à suivre. Mais je reste persuadée que nous savons, au fond de nous, ce qui est réellement bon ou pas, pour notre santé mentale et physique, pour notre bien-être, pour notre cœur.

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